17 juin 2009
Volume Sonore (architectural, musical, poétique) - Tours
Volume Sonore (architectural, musical, poétique),
se tiendra à Tours tout l'été, conçu par le collectif Alma Fury.
Concept : architecture et sons contemporains dans un lieu d’Histoire.
En l’occurrence, ces installations contemporaines investissent l’Hôtel Goüin (XVIe siècle)
à Tours, du 30 juin au 27 septembre.
(En 2010, elles investiront le Château de Chinon).
Soirée d'ouverture le 30 juin 2009 à 18h30
HÔTEL GOÜIN 25 rue du Commerce – TOURS
du 30 juin au 27 septembre 2009
De 11h à 18h les mercredi, jeudi et dimanche et de 11h à 22h les vendredi et samedi.
Temps forts du 25 au 27 septembre : musiques électroniques, performances, conférences.
Présentation :
Alma Fury (Vonnick Mocholi et Claude Besnard) conçoit et installe une oeuvre sonore dans la cour de l’Hôtel, orchestrée selon une architectonique poétique, créant ainsi un auditorium transitoire, une invite à l’écoute…
De manière double : tant par un dispositif de Haut-Parleurs dans la cour, par lequel des oiseaux, des grillons (électroniques ou captés aux abords de la ville) sont conviés à se réfugier et à revenir vers les sites urbains afin de …ré enchanter nos nuits …, qu’à l’intérieur d’un dôme (également dans la cour), refuge terrien, habitat son, où est projetée une diffusion sonore permanente distincte de la diffusion extérieure, composée elle aussi par Alma Fury ; dôme d’écoute et d’isolation dans lequel les visiteurs de la cour ne peuvent accéder qu’individuellement. Ce refuge sonore est monté à l’emplacement précis où était amoncelé un monticule de gravats en 1940 après un bombardement de l’Hôtel, figurant sur un cliché de l’époque.
Le dôme, mobile, voué d’ailleurs à être nomade, à l’image des abris d’urgence, sert de capsule d’écoute dont l’isolation interne, réalisée au moyen de matériaux non polluants, évoque l’aspect d’un nuage (le matériau lui-même devenant l’unique ornement), proposant à l’auditeur, placé au centre d’un champ vibratoire, d’entrer dans une autre dimension et de mobiliser son corps en ses tréfonds.
Alma Fury met ici en place un dispositif de représentations et de correspondances visuelles et cognitives autour de la situation d’écoute : blanc / sons purs – miroir / sons environnementaux – fragments d’impressions photographiques / éclats de vie de chacun.
Et en s’introduisant dans le dôme blanc, on se retrouve au coeur du son, dans une architecture légère… une halte dans la frénésie, les tourbillons et les intempéries de notre existence… en partance.
Une trame humaine et sociale a été privilégiée : coton bio du Burkina Faso passant par Fez (Maroc), des coussins d’écoute confectionnés par Assia et Fatima (Kabyles), des modules façonnés par des travailleurs en situation de handicap…
Collaboration : François Richard – Ralph Steinbrüchel – Diego Movilla.
dispositif : bois- coton biologique- fibres végétales - dibond- miroir- haut-parleurs- ordinateurs –
Des soirées temps fort (conférences-concerts-performances) clôtureront cette installation les 25-26-27 septembre 2009 : Eliane Radigue, Emmanuel Holtherbach, Stéphane Roux, Ralph Steinbrüchel, Christian Zanési, Brandon LaBelle, Frédéric Nogray
Site :
www.volume-sonore.orgContact : François Richard (renseignements et prise de messages)
02 47 76 17 09
06 21 53 71 02
volumesonore@orange.fr
Benoit Delomez - Coudehard (basse Normandie)
15 octobre 2008
RYOJI IKEDA SUR FRANCE CULTURE
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26 septembre 2008
Festival Emergences 2008 - Paris
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23 septembre 2008
Festival Emergences 2008 - Paris
28 novembre 2007
INTERFACE TEXTILE XYi & TROUBLES - Montreuil
Samedi 15 décembre 2007 à 14 h
Visite commentée et rencontre autour de l'exposition
INTERFACE TEXTILE XYi & TROUBLES
en présence de Maflohé Passedouet (peintre et scènographe)
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Troubles de la perception, illusions sensorielles
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Actrice des déformations et transformations de l’univers pictural qu’elle explore, Maflohé Passedouet investit de manière singulière les interactions entre les sens et les outils numériques, une recherche donnant naissance à une relation intime du corps au virtuel dans une atmosphère à la fois esthétique et poétique.
Cette rencontre sera également l’occasion de découvrir ensemble la résidence de création Autoportraits qu’elle propose à tous ceux qui désirent s’investir dans une démarche de création dès janvier 2008.
Entrée libre
Plus d'information sur l'exposition : http://www.maisonpop.net/spip.php?article733
Plus d'information sur la résidence : http://www.maisonpop.net/spip.php?article730
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Jocelyne Quélo
Nautilus.cet
[ECM] Maison populaire
9 bis, rue Dombasle
93100 Montreuil
01 42 87 08 68
06 64 17 03 29
jocelyne.quelo@maisonpop.fr
http://www.maisonpop.fr
16 novembre 2007
NOUVELLES INTERFACES : COMMENT FAIRE RÉSONNER LE GESTE ?
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NOUVELLES INTERFACES : COMMENT FAIRE RÉSONNER LE GESTE ?
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Rencontre-débat et performance le 23 novembre 2007 à 20 h 30
Exposition du 24 novembre au 15 décembre 2007
Visite commentée le 15 décembre 2007 à 14 h
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ÉDITIONS PRÉCÉDENTES (podcasts audio et vidéos : http://www.maisonpop.net/spip.php?article391
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RENCONTRE-DÉBAT ET PERFORMANCES
vendredi 23 novembre 2007 à 20 h 30
Soirée en visioconférence avec l’espace Mendès-France de Poitiers.
avec, à Montreuil, Maurin Donneaud (designer numérique), Vincent Roudaut (ingénieur), Marco Marini (musicien), Richard Zolfo (musicien, compositeur et concepteur) et, à Poitiers, Jean-Michel Couturier (compositeur et chercheur), Magnolya Roy (designer numérique)
Quelle forme pourrait contribuer à nous accompagner dans la perception d’un événement visuel ou musical ? Peut-on envisager de redonner de l’ampleur aux gestes propres à la lutherie informatique ou à l’infographie afin de les rendre plus expressifs ? Comment adapter l’outil aux caractéristiques de l’utilisateur et non l’inverse ? Une réflexion que nous essaierons de mener aux côtés de ces chercheurs, ingénieurs et artistes dont les travaux se situent dans la rencontre des mondes de l’art et de la recherche. À travers les démarches engagées par chacun, nous questionnerons ensemble cette adaptation des objets au geste créatif, et peut-être, aux tendances sociales et culturelles du moment.
• Pièges à rêves, par Marco Marini
À la rencontre du monde du tissage et de l’électronique, l’Interface textile XYi de Maurin Donneaud est née de la volonté de travailler avant tout sur l’ergonomie elle-même. Développée en collaboration avec compositeurs électro-acoustiques, vidéastes, graphistes, plasticiens, elle est aujourd’hui un système cohérent qui comprend toile et logiciels, une base modulaire pouvant s’adapter à différents médias (son, vidéo, texte).
Notation musicale, lignes sonores, parcours, tracés... L’Interface textile XYi nous livre ses objets musicaux sous l’impulsion des mains de Marco Marini, musicien et performeur. Jouant des partitions, il navigue sur les représentations graphiques, utilisant toutes les nuances gestuelles et sonores nécessaires à l’interprétation de ces différents motifs. Une composition en deux temps où nos oreilles rêveuses se prennent au piège de ses improvisations.
• ITI project, par Richard Zolfo et son invité
Le L2i (Live Interactive Instrument) de Richard Zolfo est un instrument de musique composite et composant, dédié à l’écriture et l’interprétation de « compositions interactives ». Analysant et traduisant instantanément des informations, il est conçu comme un partenaire à la fois autonome et dépendant.
Phrases musicales, harmonie, rythmes, objets sonores et visuels... Dans ITI project (Interprétation à trajet interactif), musiciens et artistes sont reliés au L2i pour l’interprétation de compositions. Cet ITI project en duo vous invite à découvrir de nouveaux espaces d’expression.
• Grapholine, par Blue Yeti
La lutherie interactive développée par Jean-Michel Couturier et Magnolya Roy de Blue Yeti propose de transférer les innovations issues du domaine de la recherche autour du geste musical et du développement de systèmes sonores interactifs à d’autres applications afin de permettre la conception d’instruments sur mesure.
Gestes, dessins, sons colorés... Et si, en plus de la création d’images, l’acte de dessiner produisait des sons ? Blue Yeti nous emmène dans le détournement. En détournant de leur but premier les gestes du dessin, le dispositif Grapholine offre à ses interprètes la possibilité de personnaliser l’identité sonore de « son » instrument, laissant ainsi une grande liberté dans la création et l’interprétation.
EXPOSITION
du 24 novembre au 15 décembre 2007
• Interface textile XYi, par Maurin Donneaud
À la fois ingénieur et artiste, Maurin Donneaud a mis au point une étonnante machine musicale. Cet instrument, présenté sous forme d’installation musicale interactive, vous propose avant tout un support d’expression qui, par ses dimensions, sa texture, sa souplesse et sa transparence, implique le corps dans la musique. Chaque son y est graphiquement représenté. Ainsi, en faisant pression avec le doigt, commence votre gestuelle musicale. Une partition où vous pourrez naviguer à votre gré.
• Troubles, par Maflohé Passedouet
Peintre et scénographe, Maflohé Passedouet se joue des sens en inventant des illusions d’optique, des perceptions troublées. Son installation interactive Troubles est un jeu de miroirs, de réflexions, de transparences... dans lequel nos repères sensoriels sont questionnés pour faire naître des sentiments, des émotions. L’espace y devient mémoire, mémoire des personnes qui ont interagi avec lui par les traces visuelles des passages, des accumulations... Elle incite à se rencontrer, rencontrer l’autre, effleurer l’image de l’autre, se rapprocher, être à distance ou face à face.
VISITE COMMENTÉE
samedi 15 décembre 2007 à 14 h
• Troubles de la perception, illusions sensorielles, par Maflohé Passedouet (peintre et scènographe)
Actrice des déformations et transformations de l’univers pictural qu’elle explore, Maflohé Passedouet investit de manière singulière les interactions entre les sens et les outils numériques, une recherche donnant naissance à une relation intime du corps au virtuel dans une atmosphère à la fois esthétique et poétique.
Cette rencontre sera également l’occasion de découvrir ensemble la résidence de création Autoportraits qu’elle propose à tous ceux qui désirent s’investir dans une démarche de création dès janvier 2008.
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Entrées libres
En savoir plus : http://www.maisonpop.net/article.php3?id_article=734
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Nautilus.cet
[ECM] Maison populaire
9 bis, rue Dombasle
93100 Montreuil
01 42 87 08 68
ecm@maisonpop.fr
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08 octobre 2007
NOUVELLES INTERFACES - Montreuil
[COMMUNIQUÉ]
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NOUVELLES INTERFACES : COMMENT FAIRE RÉSONNER LE GESTE ?
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Rencontre-débat et lives le 23 novembre 2007 à 20 h 30
Exposition du 24 novembre au 15 décembre 2007
Visite commentée le 15 décembre 2007 à 14 h
Entrées libres
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vendredi 23 novembre 2007 à 20 h 30
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Rencontre-débat et concerts
Soirée en visioconférence avec l’espace Mendès-France de Poitiers.
avec, à Montreuil, Maurin Donneaud (designer numérique), Vincent Roudaut (ingénieur), Marco Marini (musicien), Richard Zolfo (musicien, compositeur et concepteur) et, à Poitiers, Jean-Michel Couturier (compositeur et chercheur), Magnolya Roy (designer numérique)
Quelle forme pourrait contribuer à nous accompagner dans la perception d’un événement visuel ou musical ? Peut-on envisager de redonner de l’ampleur aux gestes propres à la lutherie informatique ou à l’infographie afin de les rendre plus expressifs ? Comment adapter l’outil aux caractéristiques de l’utilisateur et non l’inverse ? Une réflexion que nous essaierons de mener aux côtés de ces chercheurs, ingénieurs et artistes dont les travaux se situent dans la rencontre des mondes de l’art et de la recherche. À travers les démarches engagées par chacun, nous questionnerons ensemble cette adaptation des objets au geste créatif, et peut-être, aux tendances sociales et culturelles du moment.
Concerts
• Pièges à rêves, par Marco Marini
• ITI project, par Richard Zolfo et son invité
• Grapholine, par Blue Yeti
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En savoir plus : http://www.maisonpop.net/article.php3?id_article=734
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du 24 novembre au 15 décembre 2007
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Exposition de Maurin Donneaud et Maflohé Passedouet
• Interface textile XYi , par Maurin Donneaud
À la fois ingénieur et artiste, Maurin Donneaud a mis au point une étonnante machine musicale. Cet instrument, présenté sous forme d’installation musicale interactive, vous propose avant tout un support d’expression qui, par ses dimensions, sa texture, sa souplesse et sa transparence, implique le corps dans la musique. Chaque son y est graphiquement représenté. Ainsi, en faisant pression avec le doigt, commence votre gestuelle musicale. Une partition où vous pourrez naviguer à votre gré.
• Troubles, par Maflohé Passedouet
Peintre et scénographe, Maflohé Passedouet se joue des sens en inventant des illusions d’optique, des perceptions troublées. Son installation interactive Troubles est un jeu de miroirs, de réflexions, de transparences... dans lequel nos repères sensoriels sont questionnés pour faire naître des sentiments, des émotions. L’espace y devient mémoire, mémoire des personnes qui ont interagi avec lui par les traces visuelles des passages, des accumulations... Elle incite à se rencontrer, rencontrer l’autre, effleurer l’image de l’autre, se rapprocher, être à distance ou face à face.
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En savoir plus : http://www.maisonpop.net/article.php3?id_article=733
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samedi 15 décembre 2007 à 14 h
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Visite commentée et rencontre avec Maflohé Passedouet (peintre et scènographe)
• Troubles de la perception, illusions sensorielles
Actrice des déformations et transformations de l’univers pictural qu’elle explore, Maflohé Passedouet investit de manière singulière les interactions entre les sens et les outils numériques, une recherche donnant naissance à une relation intime du corps au virtuel dans une atmosphère à la fois esthétique et poétique.
Cette rencontre sera également l’occasion de découvrir ensemble la résidence de création Autoportraits qu’elle propose aux adhérents des ateliers d’Arts plastiques et à tous ceux qui désirent s’investir dans une démarche de création dès janvier 2008.
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En savoir plus : http://www.maisonpop.net/article.php3?id_article=735
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Jocelyne Quélo
nautilus.cet [ECM]
Maison populaire
9 bis, rue Dombasle
93100 Montreuil
01 42 87 08 68
06 64 17 03 29
jocelyne.quelo@maisonpop.fr
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04 octobre 2007
Nuit blanche 2007 - Paris
TÉLÉPORTATION - 6 au 7 octobre 2007 à partir de 20h30
Parcours entre l¹Eglise Saint Eustache et le Centre Pompidou, Paris
Projet indépendant du programme Nuit Blanche 2007

Artélab, laboratoire d'expériences pluridisciplinaires, crée en 2003 par Delphine et Yorane Lebovici, initie TÉLÉPORTATION, une nouvelle aventure pluridisciplinaire, après Lumière subjective au 15 square de Vergennes en 2003.
Le principe d¹artélab est de proposer périodiquement, dans différents contextes et sur un thème précis, une expérience pluridisciplinaire qui s¹inscrit dans la durée.
L¹exposition
19 participants d¹horizons professionnels multiples investissent chacun une cabine téléphonique d¹une installation ou d¹une performance, sur un parcours entre l¹église Saint Eustache et le Centre Pompidou. Ces installations sont le résultat, au moment donné de l¹événement Nuit Blanche, des recherches des Artélabistes sur le thème de la cabine téléphonique, de la communication et de ses usages.
Le dogme des artélabistes leur impose de travailler de manière transversale.
Ils se rencontrent, créent, travaillent, discutent, échangent tous azimuts, lors de réunions filmées parfois très informelles. Cette méthode de mise en relation génère un bouillonnement, un foisonnement des possibles : la mise en réseau de leurs connaissances, de leurs savoirs et de leurs objectifs permet, par le décloisonnement des disciplines, d¹enrichir les projets de chacun et d¹emprunter des raccourcis pour les réaliser.
L¹efficacité de chacun est donc aussi celle des autres.
Le public de Téléportation est invité à intégrer ce processus pendant l¹exposition. Il est acteur de l¹événement et participe à l¹échange de regards et d'expériences : le public est invité à prolonger l'expérience sur le blog http://blog.culturemobile.net

Les aeuvres des Artélabistes dans Téléportation :
L' Architecte, Sébastien Rinckel, « SAS »
La Chorégraphe, Gaëlle Bourges, « Strip »
La Commissaire d¹expositions, Delphine Lebovici, « Décompression »
Le Cuisinier, Marc Brétillot, « Conversation gourmande »
La Designer, Gaëlle Gabillet, « Sweet Home »
L'Illustratrice, Laurence Houot, « Labulle »
L' Ingénieur, Pierre Roudot, « À l'oreille »
Le Journaliste, Marc Felix, « Le mystère de la-cabine-qui-régurgite »
Le Magicien, Alain de Moyencourt, « À l'eau »
Le Metteur en scène, Mustapha Aouar, « Les Maisons »
La Paysagiste, Astrid Verspieren, « Arbre à palabres »
La Peintre, Sophie Erlich, « Picturaphone »
Le Photographe, Lawrence Perquis, « Coup de fil »
La Plasticienne, Laure Kindermans, « Dédale »
La Psychanalyste, Etty Buzyn, « Les traits de l'inconscient »
Le Réalisateur, Pascal Gorand, « La cage de Faraday »
La Scénariste, Sophie Moisan, « Extérieur jour/Intérieur nuit »
Le Scénographe, Martin Michel, « Téléphone rose »
Le Sculpteur, Yorane Lebovici, « Conversation avec l'hémisphère sud »
Mustapha Aouar, Metteur en Scène, « Les Maisons »
34, rue du Grenier Saint Lazare, 75003
Projet
Les mots qui tombent du combiné habillent la maison. La cabine c'est la maison, la maison de la voix. La voix est là "simple et tranquille". Les objets s'assemblent comme un poème et les mots restent comme un décor. Et si les cabines étaient des maisons ? Pour ceux qui n'en ont pas ou si peu ou si loin.
(Les cabines comme un écho lointain*)
Monsieur de la Gare et Compagnie
Bio
Depuis 1996, il dirige, après l¹avoir créé, un lieu pluridisciplinaire, la « Cie de la gare », où il développe notamment un projet autour des écritures et du théâtre contemporain avec les Editions de la Gare. D¹abord auteur de ses spectacles, il a ensuite travaillé avec différents auteurs et compositeurs.
Il a aussi produit toutes sortes de curiosités artistiques :
Pour ARTE à l¹Opéra du Rhin un spectacle en hommage à Tomi Ungerer avec les Percussions de Strasbourg (réalisé avec Torii-Production et la Kultur-Bank).
« Tremblement de terre très doux » en co-production avec l¹INA-GRM et le Festival Futurs/Musiques au Festival de Saarebrück à l¹issue d¹une tournée de 80 représentations.
« PoussièresŠ », avec 25 interprètes, un spectacle-parcours pour 40 personnes dans un décor de 1000m2 et 50 haut-parleurs.
Gaëlle Bourges, Chorégraphe, « Strip »
62, rue de la Cossonnerie, 75001
Projet
Un groupe de performeurs issus du champ de la danse contemporaine et du strip-tease propose, simultanément dans trois cabines téléphoniques, une fois tous les quarts d¹heure, des numéros de danse courts qui les déshabillent et/ou les rhabillent. Chaque cabine possède une extension drapée de velour rouge, formant un sas d¹entrée et de sortie des performeurs.
Photographies : Kit Brown
Performeurs : Gaëlle Bourges, Ivana Dimitrova, Alice Roland
Bio
Gaëlle Bourges est danseuse et chorégraphe, et s¹intéresse depuis quelques années au monde de l¹¦il en rapport avec la nudité. Après une longue collaboration à trois au sein du Groupe Raoul Batz, qui déployait la question de l¹¦il dans une camera oscura géante notamment, elle travaille actuellement sur un solo, L¹ÂNE, inspiré d¹un conte de Charles Perrault, et croisé avec sa pratique récente de strip-teaseuse.
Marc Brétillot, Cuisinier, « Conversation Gourmande »
25, rue Etienne Marcel, 75001
Projet
La cabine est transformée en distributeur d¹ingrédients de recettes en poudre. Chaque visiteur après avoir humé les différentes préparations en choisit une qu¹il peut emporter. Il peut alors à loisir, la goûter tel quel, ou l¹utiliser en cuisine. La cabine sera pourvue de 5 combinés téléphoniques qui s¹utiliseront comme des salières. La bouche est le siège du goût et de l¹oralité. La gastronomie n¹existerait pas sans l¹art du discours sur la cuisine. La création française du restaurant après la révolution au Palais Royal s¹est accompagnée de la critique gastronomique, « la Genèse de la gastronomie, comme l¹autre, commença par le verbe ». Parole et cuisine sont intimement liées. Quand un instrument transmettant la parole se métamorphose en instrument de cuisineŠ cela raconte encore et toujours des histoires à manger.
Bio
Marc Brétillot est designer culinaire. Il enseigne à l¹Ecole supérieure d¹art et de design de Reims où il a créé l¹atelier de recherche sur le design culinaire. Il intervient auprès de l¹industrie agro-alimentaire et les artisans des métiers de bouche en tant que conseil en innovation, organise des évènements autour de la nourriture et réalise des performances aux frontières de l¹art contemporain.
Etty Buzyn, Psychanalyste, « Les traits de l¹inconscient »
27, rue de Quincampoix, 75004
Projet
"Le psychanalyste voit ce qu'il écoute". J.D. Nasio. Pendant que le patient en analyse déroule le fil de sa pensée, je trace sans préméditation, des lignes, des formes, une expression graphique que son discours singulier m'inspire, me donne à voir. Cet échange a lieu dans un espace-temps où la parole circule d'inconscient à inconscient, et devient ¦uvre commune : dans le huis-clos du cabinet du psychanalyste, pour les deux partenaires, la communication se métamorphose en création. "Le public écoute ce qu'il voit". Etty Buzyn. Les spectateurs sont invités à entrer dans la cabine autour de laquelle les dessins sont projetés. S'ils décrochent le combiné, ils entendront des commentaires qui accompagnent les dessins.
Voix off : Emilie Buzyn et Raphael Veil
Bio
Etty Buzyn, psychologue clinicienne, psychanalyste. Travail en service de Pédiatrie et de Réanimation néonatale à l'Hôpital St. Vincent de Paul à Paris. Expérience de la Thérapie Mère/Bébé avec Madame Françoise Dolto. Nombreuses conférences en France et à l'étranger. Auteur de "Papa maman laissez-moi le temps de rêver" aux Ed. Albin Michel et de "Me débrouiller, mais pas tout seul" aux Ed. Albin Michel.
Sophie Erlich, Peintre, « Picturaphone »
35, rue Etienne Marcel, 75001
Projet
La cabine sera recouverte de papier de soie froissé qui servira de support à une peinture translucide. Deux ouvertures seront conservées sur le côté le plus large de la cabine (côté trottoir), l'une à hauteur d'un enfant ou de quelqu'un en chaise roulante et l'autre à 1m50 du sol, pour pouvoir installer un support transparent (type rhodoïde) à l'intérieur et à l'extérieur de chacune de ces fenêtres. Le public sera invité par un médiateur à laisser une trace sur le support, trace qui sera utilisée et déclinée à l'intérieur de la cabine. Il s'agit de transformer la cabine en lieu de création et d'échange pictural à travers la vitre de la cabine. Les tableaux ainsi créés seront exposés sur les vitres de la deuxième cabine.
Bio
Licence d'arts plastiques Ateliers de peinture, sculpture, modelage Expositions collectives et personnelles (France, Congo, Sénégal, Gambie) Workshops à Brazzaville (Congo) et à Ziguinchor (Sénégal) Animations de rue Performances
Marc Felix, Journaliste, « Le mystère de la-cabine-qui-régurgite »
2, rue de la Petite Truanderie, 75001
Projet
« La-cabine-qui-régurgite » est une cabine ordinaire recouverte d¹une très épaisse couche d¹affiches, de petites annonces, de messages superposés, déchirés, taggés. Au sol, en grand nombre les détritus habituels. Autour de la cabine, du verre pilé, une poignée, un pavé, d¹autres détritus. La cabine sonne régulièrement. Par le combiné, on écoute des demi-conversations téléphoniques : à chaque fois, on n¹entend qu¹un des deux interlocuteurs.
NB : le public peut tout faire. Il peut lire, écrire, dessiner, coller depuis l¹extérieur de la cabine. Il peut aussi regarder ce qui se passe à l¹intérieur de la cabine. A l¹intérieur, il peut lire, écrire, dessiner, coller, et décrocher le combiné pour écouter une ou plusieurs conversations que la cabine régurgite. De l¹intérieur, il peut regarder ce qui se passe à l¹extérieur.
Bio
Marc FELIX, 39 ans, a été moniteur de ski, vigile dans une papeterie, directeur artistique chez un parfumeur russe, journaliste reporteur d¹image à la télévision... Il fait de la photographie, écrit, et a toujours plein de projets en tête et en cours. Il aime les gens, les livres, le rire, la musique et la lumière. Et puis il aime raconter des histoires.
Gaëlle Gabillet, Designer, « Sweet home »
29, bvd Sébastopol, 75001
Projet
Le téléphone a considérablement évolué ces dernières années. Le mobile tend à faire disparaître le téléphone fixe des maisons. Aujourd¹hui on appelle une personne et non plus un lieu. Les cabines sont les vestiges de cet ancien type de communication. Elles sont d¹ailleurs utilisées par les personnes sans moyens. Mon installation aborde ainsi les problèmes de précarité. La cabine se transforme alors pour une nuit en un habitat de luxe.
Bio
Gaëlle Gabillet, designer, née au Mans en 1976, vit et travaille à Paris.
Diplômée en 2001 de l¹ENSCI (Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle), elle fonde dès 2002 sa propre agence et travaille sur du design produit et du design d¹exposition (scénographie d¹expositions au musée des Arts Décoratifs, au musée des Arts Africains et Océaniens, à l¹Espace ElectraŠ). Elle fonde également en 2002 une cellule d¹expérimentation et de création design, Métaphorm¹, exposée à la Biennale de design de Saint-Etienne pour un catalogue d¹objet « Design de geste » (http://metaphorm.free.fr)
Pascal Gorand, Réalisateur, « La cage de Faraday »
22, rue du Renard, 75004
Projet
Vivre intensément à l¹intérieur ce que les autres vont voir de l¹extérieur. Sol, plafond diffusent une mer de nuages, l¹eau d¹une rivière qui couleŠ Entrez et tout va basculer. Fermez la porte et vous êtes propulsés dans un déluge d¹images, de sons qui vont défiler sous vos pieds et au-dessus de votre tête. Vous allez vivre intensément ; Le bonheur, le voyage, la peur, la passion, le rireŠ Téléphonez à vos amis pour leur dire ce que vous éprouvez. Vous êtes prêt, alors attention, décollage!
Ingénieur son : Gilles Vivier-Boudrier
Directeur photo et lumière : Philippe Hatte
Post-production vidéo et son : Izard Vidéo
Bio
Pascal Gorand est né dans la banlieue parisienne, le jour de la Saint Valentin, mais, c¹est pas un cadeau. Enfant, il adorait photographier les gens à leur insu. Il a été assistant de cinéma, a travaillé pour Canal + et ensuite comme réalisateur pour la télévision. Il a écrit des téléfilms pour France 2. Aujourd¹hui, il prépare un long-métrage, et crée des événementiels, des trucs de folie pour faire vibrer la communication.
Laurence Houot, Illustratrice, « Labulle »
20, rue Pierre Lescot, 75001
Projet
La cabine est enveloppée dans une bulle. Labulle est un lieu dans lequel on tentera de créer une atmosphère rassurante, des sensations de tranquillité, de bien-être. Labulle est une structure légère, sur laquelle est tendue une membrane translucide. La membrane est tatouée d¹histoires racontées en dessins noir et blanc au trait et de textes dans des bulles. Ce sont des histoires d¹hommes de femmes d¹enfants, des histoires qui se racontent dans les cabines. Dans la bulle, les sons de la ville, de la vie parviendront en sourdine, feutrés, filtrés. De manière aléatoire, le téléphone de la cabine sonne. Celui qui répond entendra le battement d¹un c¦ur. La bulle sera plongée dans le noir (extinction des éclairages publics) et sera éclairée de l¹intérieur, lumière passant alternativement du bleu au jaune. (Jour/nuit).
Son : Anne-Dominique Termont
Bio
Laurence Houot est née à Paris en janvier 1969 soit exactement 9 mois après les événements de mai 68Š Elle a ensuite grandi dans les Vosges pas loin de la forêt. Petite, elle était fort bavarde et fort curieuse et elle adorait dessiner. Elle ne savait pas trop quoi faire dans la vie alors elle est devenue caméraman. Un beau métier qui lui a permis de rencontrer le monde. Pendant tout ce temps, elle ne s¹est jamais arrêtée de dessinerŠ
Laure Kindermans, Plasticienne, « Dédale »
17, rue aux Ours, 75003
Projet
Les spectateurs sont invités à déambuler dans Dédale. Dans cette installation, l'artiste donne son point de vue sur les rapports entre les humains et les moyens de communication de notre société. Le spectateur est ici à la fois acteur / spectateur, voyeur / observé.
Bio
A travers différentes formes, installations, vidéos, dessins, le travail de Laure Kindermans est un détournement de l'univers du jeu et de l'enfance. L'idée d'absorption de l'individu par le groupe et la notion de progrès perpétuel sont au coeur de ses préoccupations.
Son univers, à première vue rassurant et familier, laisse entrevoir une troublante réalité détournée où l'humour et la cruauté se côtoient comme les jouets et les armes...
Delphine Lebovici, Commissaire d¹exposition, « Décompression »
22 bvd Sébastopol, 75004
Projet
Un intervalle dans la ville, une zone de vide, de résistance, où il n'y aurait plus ni image, ni son, ni odeur. Un lieu de décompression où l'on se viderait l'intérieur du crâne. La cabine est transparente. Dedans, un casque suspendu, sorte d'appendice technologique monstrueux dans lequel on glisse la tête pour un voyage virtuel vers le vide et son propre monde intérieur.
Bio
Delphine Lebovici a 39 ans et n¹a pas les deux pieds dans le même sabot. Depuis l¹Ecole des Arts Décoratifs de Paris, elle navigue entre l¹art, la scénographie, le graphisme et depuis peu le commissariat d¹expositions et l¹organisation d¹événements culturels. Elle travaille entre autres pour le Centre Georges Pompidou, le Musée Guimet, la Bnf, Kenzo, Jean-Paul GaultierŠ En 2003, elle crée artélab, un laboratoire d¹expériences pluridisciplinaires, avec Yorane Lebovici.
Yorane Lebovici, Sculpteur, « Conversation avec l¹hémisphère sud »
139, rue Saint Martin, 75004
Projet
Un homme suspendu à l'envers dans la cabine téléphonique évoque une communication avec l'autre côté de la planète. Il est téléporté pendant son appel et diffuse une lumière à l'intensité variable. Des téléphones en lévitation entourent la cabine et restituent de drôles de conversations.
Bio
43 ans. Sculpteur dont le travail est toujours axé sur le rapport entre forme, mouvement, lumière et son. Le plus souvent, la mécanique devient un médium métaphorique. Co-fondateur d¹artélab, laboratoire artistique pluridisciplinaire expérimentalŠ avec Delphine Lebovici. Concepteur, avec l¹agence Y&D « concepts tous azimuts » (cahiers d¹idées, archi intérieur, scénographie, graphisme, designŠ). ProfesseurŠ à l¹école Boulle, responsable du département création DMA (Diplôme des Metiers d¹Art) dans l¹atelier de sculpture et enseigne la taille directe en sculpture sur bois académique.
Martin Michel, Scénographe, « Téléphone rose »
14 et 17 rue Etienne Marcel, 75002
Projet
Dispositif ludique permettant de composer le numéro d¹une cabine donnée et d¹entamer un badinage amoureux avec celui ou celle qui décrochera.
Bio
Martin Michel, qui est né en 1967, a passé beaucoup de temps en cabine téléphonique entre 1980 et 1988 et remerciera éternellement France Télecom d'avoir crée celle de Kermerien, en face du local poubelle, près du cimetière. A partir de 1988, il arrête la cabine. Vers 1996, il découvre le téléphone portable. Depuis quelques temps, il l'utilise beaucoup pour son travail de scénographie dans des domaines divers et avariés tels que l'événementiel et la muséographie. C'est nettement moins drôle.
Sophie Moisan, Scénariste, « Extérieur jour / Intérieur nuit »
22 bvd Sébastopol, 75004
Projet
Un mannequin dans le style des mannequins en plastique que l¹on voit dans les vitrines est au téléphone. Un numéro de téléphone est affiché sur la cabine avec une indication : appelez-là. Quand un passant téléphone à ce numéro, il entre en relation avec le
mannequin (bande préenregistrée). Elle
lui raconte, ce qui vient de lui arriver.
Elle est contente de parler avec quelqu¹unŠ
Le passant lui répond. Cette conversation téléphonique, dialogue de sourd et absurde, est enregistrée puis, rediffusée à l¹extérieur.
Bio
Sophie Moisan est née un 6 Septembre à Paris, l¹année ou les Beatles chantaient : she loves you. Rédactrice conceptrice dans la publicité, elle a vendu des chaussettes. Scénariste ciné-théâtre et rédactrice événementiel, elle a mis l¹écran à l¹envers. Deux pièces de théâtre un peu dingues. Puis, scénariste pour des téléfilms pour France 2. Un long-métrage en cours d¹écriture.
Alain de Moyencourt, Magicien, « A l¹eau ? »
18, rue de Turbigo, 75002
Projet
A l¹eau, alloŠ Un homme téléphone, dans une cabine téléphonique entièrement remplie d'eau, et fait des bulles. Sa conversation est vitale : il respire par le combiné, en lévitation aquatique.
Bio
Photographe, militaire dans le génie, projectionniste, bon à rien, faiseur d¹effets spéciaux, illusionniste, pizzaiolo, skater, physionomiste, chômeur, sous-marinier, fabriquant de rêves, magicien.
Lawrence Perquis, Photographe, « Coup de fil »
42, bvd Sébastopol, 75003
Projet
Passer un coup de fil, c¹est nouer un contact, tisser des relations sur la trame d¹une conversation dont il ne faut pas perdre le fil. Puisse le canevas du débat ne pas aboutir de fil en aiguille à un tissu de mensonges... Dans la cabine est installé une sorte de métier à tisser : deux rouleaux, une chaine de fils à la disposition des visiteurs une série de ³fils² de différentes matières à définir, et couleurs. On choisit une ou plusieurs couleurs selon les sentiments, arguments, émotions à exprimer, afin de les passer dans la trame installée, et de passer ainsi un ou plusieurs ³coups de fil². Ainsi peu à peu au cours de la nuit se tisse une conversation.
Bio
Lawrence Perquis, 53 ans, vit et travaille à Paris et partout où son métier l¹amène photographier des gens, des objets, des situations. L¹actuelle collaboration avec le Mobilier National et les ateliers des Gobelins est sans doute à l¹origine de l¹idée de ce projet.
Sébastien Rinckel, Architecte, « SAS »
100, rue Saint Martin, 75004
Projet
Il s¹agit de greffer, à partir d¹une cabine téléphonique existante, une cellule architecturale. Ce SAS est une « petite pièce étanche entre deux milieux différentsŠ qui permet le passage ». Celle-ci s¹ancrera sur un arbre (distant d¹un mètre de la cabine). Cette cellule est composée de parois en polycarbonate translucide et blanc. Vissées sur une structure métallique, elle-même ancrée sur les branches principales de l¹arbre. Il n¹y aura pas d¹accès public à cette cellule, mais un escalier fictif signifiera son entrée à partir de la cabine téléphonique. Deux mannequins blancs permettront de rendre à cette habitation son échelle humaine.
Bio
Né en 1970, et diplômé de l¹école d¹architecture de Versailles (1996), Sébastien Rinckel crée sa propore agence en 1999. Ces travaux développent des notions « d¹excroissance », de « distorsion », d¹ « enveloppe », ou encrore de « pli » dans des contextes préexistants. Des structures éphémères (post-it, extentions sur les toits de Paris en 2005) ou durables (bueaux à Paris et Saint-Cloud en 2006) proposent des relectures des paysages investis, qu¹ils soient urbains ou naturels. Enseignant à l¹école d¹architecture de Versailles, Sébastien Rinckel mène aussi de nombreux workshops et ateliers avec des étudiants et des élèves.
Pierre Roudot, Ingénieur, « A l¹oreille »
1, rue de Turbigo, 75001
Projet
Si vous croisez cette cabine la nuit du 6 octobre, à votre passage, un curieux phénomène se produira : une lumière blanche irradiera du conduit de l¹oreille accrochée à la cabineŠ Il faut s'approcher, rentrer dans l¹intimité de l¹oreille et être au contact de la lumière infrarouge pour écouterŠ Car tel est le message secret de la cabine : il existe un art d¹écouter ; et seul celui qui sait écouter peut être habilité à pénétrer la chaîne de la communication. La trace des messages est ici singulière ; elle se situe au carrefour du son et du sens, au confluent de la nature et de la culture, là où le langage de l¹homme rejoint l¹immense ensemble auquel il appartient. La question de l¹intelligibilité prend alors une nouvelle dimension.
Bio
Né le 5 janvier 1961, Pierre Roudot a d¹abord travaillé au démarrage du secteur des androïdes-animatroniques; des recherches qui lui ont ouvert les portes d'un marché totalement inédit: les androïdes de simulation pour la formation médicale. Fort de son savoir faire dans la coordination de technologies et de métiers les plus divers (sculpture, plasturgie, automatisation, électronique, informatique, mécanique, acoustique), il ¦uvre dans des secteurs qui vont de la communication à la muséographie, l¹architecture, le design, ou encore l¹art public. Il a récemment travaillé pour la boutique Vuitton, le musée Grévin, la fondation Cartier, la Cogédim. Poursuivant une démarche artistique personnelle, il tente d¹explorer la nature poétique d¹objets mélangeant l¹eau, la lumière et le mouvement et invitant à une attitude de contemplation. Ses recherches actuelles portent sur une série de mobiles aeriens dotés de fonctions les plus diverses : prédire le temps, souffler le chaud ou le froid, regarder dans le sens du vent.
Astrid Verspieren, Paysagiste, « Arbre à palabre »
62 rue de Tiquetonne, 75002
Projet
Invention d¹un nouvel environnement et d¹une nouvelle intégration paysagère pour la cabine téléphonique. Grâce à la cabine téléphonique, mutation, le temps d¹une nuit, d¹un espace public qui devient un c¦ur de village. Déplacée autour d¹un arbre, la cabine devient le tuteur d¹un Sophora qui transforme sa sève en un immense réseau de communication lumineux. Des combinés forment alors la fructification du Sophora dans lequel des pigeons voyageurs, perchés dans l¹arbre, rapportent aux usagers de la cabine des téléportations poétiques. La cabine transforme cet arbre urbain en Arbre à Palabres sous lequel vont se réunir les parisiens pour dialoguer avec la nature urbaine.
Bio
Astrid, paysagiste et Diplômée en 2006 du Master «jardins historiques, patrimoine et paysage» à l¹école d¹architecture de Versailles. Hier, en terre Limousine, pour une adolescence rythmée par la passion des concours hippiques, une vie parisienne à plusieurs temps, une école de paysage, un troisième cycle à l¹école d¹architecture de la Villette autour de l¹urbanisme des villes asiatiques, un « grand tour » en AsieŠAujourd¹hui, entre Voyage et Paris, Art contemporain et Patrimoine, Jardins historiques et Paysage c¹est au c¦ur de cette problématique que se construit mon voyage. Demain, un chef d¹¦uvre à accomplirŠ
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artélab
événements pluridisciplinaires
artelab@free.fr
www.artelab.net




Le Laboratoire présente jusqu'au 12 janvier l'exposition V≠L de Ryoji Ikeda (artiste et compositeur) & Benedict Gross (mathématicien).








